Ben Weaver
septembre 22, 2004
La force tranquille
Ben Weaver est à maint égards un être imposant. En fait, il a un petit “quelque chose en plus”, ainsi qu’un brin de “je-ne-sais-quoi” qui, décidément, forcent au respect. Peut-être est-ce sa carrure ? Peut-être son charisme ? Ou alors est-ce un peu des deux… Car il faut bien le dire, lorsque ce que l’on se trouve face à ce gaillard barbu du Minnesota, avec son mètre 95, sa casquette Raft Beer, sa guitare sèche et sa verve nicotineuse, et bien on se tait et on l’écoute chanter, le Monsieur.
Ben Harper with The Blind Boys Of Alabama
septembre 1, 2004

Virgin
Sortie : septembre 2004
A force d’effleurer le divin du bout des doigts, d’égrainer son chapelet de chansons aux accents de prières, et d’élever les âmes en faisant vibrer les cordes sensibles… de sa guitare, il était prévisible que le prophète du blues moderne finirait par répondre à l’appel du gospel. C’est chose faite avec ce septième opus There Will Be a Light, où frère Harper se dévoue corps et âme, ou cordes et voix, à la musique soul sacrée. Et pour guider ses pas sur le chemin menant à la grâce, Ben a reçu les lumières de la trinité Fountain/ Carter/ Scott, les pères fondateurs du groupe gospel mythique les Blind Boys of Alabama. Reprenant aussi bien des classiques de country gospel que des titres de précédents albums, There Will Be A Light est le petit miracle qui illuminera votre rentrée.
The Music
septembre 1, 2004

EMI / Virgin
Sortie septembre 2004
Deux années après leur premier album éponyme, les anglais pâlichons et maigrichons de The Music ont pris des galons sans pour autant prendre du poil au menton. Au menu de cette deuxième galette, on retrouve plus ou moins les mêmes ingrédients que sur la première (et oui, pourquoi changer une recette qui fait recette ?!) à savoir des rythmes pulsés, une énergie juvénile incoercible et les vocalises pré-pubères d’un Robert Harvey en pleine montée d’Energic Drink. Pendant plus de 40 minutes, les titres s’enchaînent à une cadence infernale, et se ressemblent tous un peu beaucoup, tout de même… Ce disque s’inscrit donc dans l’alignement direct du premier, et à vrai dire fait doublement plaisir, si ce n’est quand il commence, c’est quand il s’arrête.
Tom Baxter
septembre 1, 2004

Columbia/ Sony Music
Sortie : septembre 2004
Ce n’est pas parce que Tom Baxter vient à peine de débarquer dans l’industrie du disque qu’il faut le prendre d’entrée de jeu pour un bleu ! Loin s’en faut, d’ailleurs. Car en fait, voyez-vous, le talent n’attend pas toujours d’avoir signé chez un grand label pour être reconnu et apprécié. C’est le cas de Baxter justement ; ce jeune anglais qui, à force d’écumer les pubs et les salles de sa Suffolk natale, puis les cafés et restaurants de Londres ; s’est forgé une solide réputation dans le circuit des song-writers outre-manche. Certains de ses titres, comme “All Comes True” et “Day In Verona”, ont d’ores et déjà fait de lui le nom à caser dans les conversations. Aussi, ce premier album était-il impatiemment attendu, et c’est peu dire. Les mélodies sont simples et bouleversantes, les arrangements délicats, et les textes profonds et mélancoliques ; bref, c’est glauque, mais il n’y a pas de doute, le mec à du talent.









