Gorillaz
novembre 23, 2007

Parlophone
Sortie : novembre 2007
D’une manière générale, les albums de b-sides contiennent rarement les chefs-d’oeuvres essentiels d’un groupe et trouvent la majorité de leur audience auprès d’une minorité de fans hardcore insatiables. Or, comme nous le rappelle le géniteur de Gorillaz (Damon Albarn) avec ce double album, D-Sides (une collection de faces B de l’album studio Demon Days), il faut toujours une exception à la règle, et parfois “quantité” peut aussi rimer avec “qualité”.
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Sigur
novembre 23, 2007
Hvarf/Heim

EMI
Sortie : novembre 2007
Voila déjà deux ans que le groupe icelandais, Sigur Rós, a sorti l’album, Takk…, et que, mis à part avoir donné une poignée de concerts surprises, il se retranche depuis lors dans le silence le plus total. Ceci dit, n’allez pas pour autant vous imaginer que le groupe se soit tourné les pouces durant tout ce temps, loin s’en faut ! Entre autres activités, il s’avère que les comparses se sont filmés pendant des mois pour monter un concert-film-documentaire, Heima, capturant le groupe en train d’évoluer dans son élément naturel.
Outre la sortie de ce dvd intimiste, Sigur Rós tâche également de tromper notre impatience avec un double album, Hvarf/Heim, propre à alimenter le feu tout en se contentant de recycler quelques bûches usagées. En clair, il s’agit d’un double CD rassemblant d’un côté (Hvarf) une collection de titres remaniés (voire inédits et ré-enregistrés pour l’occasion), allant de “oldies” datant de 1995 (”Von”, “Halfsol”), à des morceaux plus récents, comme l’incursion prog-rock “I Gear” (2000) et le tripant “Salka” (2002).
Le deuxième disque (Heim) affiche, quant à lui, un bref set acoustique d’autant plus remarquable que Sigur Rós n’est pas vraiment le candidat idéal pour ce genre d’exercice. Le résultat est une version adoucie de leur catalogue, une révision jubilatoire de titres resculptés pour cordes sèches et harmonium. Si “Samskeyti” et “Ageatis Byrjun” étaient déjà, à la base, des morceaux bouleversants, la nouvelle instrumentation, plus tactile, en fait désormais des flèches capables de transpercer les âmes les plus endurcies, et les vocaux chaleureux de Jonsi sur “Staralfur” et “Vaka” ont le pouvoir d’arracher un sanglot aux coeurs les plus secs.
En fait, avec Hvarf/Heim, Sigur Rós réussit à nous en mettre plein la vue (et l’ouie) avec la beauté et la grâce de son univers mystérieux, sans toutefois trop se casser la nénette… mais qu’importe. L’opus fait frémir de plaisir, c’est l’essentiel ! –>
…And You Will Know Us By The Trail Of Dead
novembre 22, 2007
…And You Will Know Us by the Trail of Dead

Trance Syndicate
Sortie : Janvier 1998
Les noms de groupes contenant “Dead”, “Death” ou “Die” présagent-ils forcément un son comparable à une scie circulaire accompagnée d’un sèche-cheveux et d’un type chantant avec un aspirateur dans la bouche ? Non, erreur ! Il n’y a que Napalm Death qui fait comme ça, même s’ils prétendent à chaque album que leur son évolue … Lire la suite
Fleurs
novembre 22, 2007
A fleur de notes
Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre un coup de projecteur sur un groupe de 11 filles.
Non, pas un de ces groupes qui tournent des clips à gogo en se déhanchant lascivement sur de la musique R’n’B soupe n’roll.
(Ne me demandez pas ce que signifie cette expression, je viens de l’inventer…)
J’évoque en ce lieu saint, un groupe de tango franco-argentin qui obtient un joli succès d’estime actuellement. Les salles sont pleines à chaque apparition.
Les Fleurs Noires, donc.
Le tango, vous savez, cette musique masculine qui parle des femmes, d’amour, de chagrin et de passion. En même temps, la sensualité du tango, c’est une affaire de femmes…
The Warriors (interview vidéo)
novembre 21, 2007
The Warriors
envoyé par zikaddict
Le nouvel album de The Warriors, Genuine Sense Of Outrage (Victory), est disponible dans les bacs depuis août 2007.

Un album qui fait sauter les plombs… Pour plus de détails, lisez la chronique du disque en cliquant ici, ou faites-vous votre propre opinion en visitant directement leur myspace : www.myspace.com/thewarriors
Interview vidéo exclusive pour le site www.zikaddict.fr ; reproduction interdite.
La
novembre 20, 2007

Tzigart/L’autre distribution
Sortie : novembre 2007
Dans le genre ovni, La Caravane Passe fait fort. Au premier abord, on a l’impression d’entendre un groupe folklorique d’Europe de l’Est. Puis, au fur et à mesure que l’esprit s’habitue à leur son entraînant, des bribes de mots se dégagent d’une masse informe de paroles. Un peu de roumain, un peu de français, quelques mots d’espagnol…
La Caravane Passe n’a pas peur de déstabiliser, de prendre des risques tout au long de cet album irrésistiblement dynamique. Des rythmes engagés – puis plus pesants, à la Russe, qui ensuite accélèrent. Le tout rappelle une sorte d’orchestre fou à la Kusturica : une longue file de gens se lance dans une danse endiablée, pleine de rires, d’alcool et de cris.
Velkom Plèchti ! est un album drôle. Si on ne se laisse pas gagner par la bonne humeur qui transparaît dans la musique, alors les paroles feront rire. Faire une chanson intitulée “Salade-Tomate-Oignon”, fallait oser ! Les amateurs de Kebab s’y retrouveront… Et si ça ne suffit pas, une reprise du Carmen de Bizet franchement déjantée achèvera de convaincre.
C’est pour ça que l’album est touchant dès sa première écoute ! Malgré ses sonorités cosmopolites et les origines diverses des membres du groupe, La Caravane Passe sait faire appel à ce qui nous est familier. Velkom Plèchti ! vous fera voyager sans pour autant vous perdre au beau milieu d’une terre inconnue. –>
Rocco
novembre 19, 2007
Killing me softly
Mauriac a écrit : “les empreintes de l’homme sur l’homme sont éternelles, et aucun destin n’a jamais traversé impunément le nôtre”. Certes, mais parmi tous les artistes que nous, journalistes, sommes amenés à interviewer, il faut bien admettre que certaines rencontres marquent plus que d’autres (et ce, indépendemment de la notoriété de l’artiste).
Holy
novembre 17, 2007

Young Turks / Beggars
Sortie : novembre 2007
Ce n’est pas par accident, ni pour se la jouer “p’tits malins provocateurs”, que ces barges de canadiens ont choisi de se baptiser Holy Fuck, mais plutôt parce que “HOLY FUCK !” est précisément l’interjection qui s’impose d’emblée à l’esprit à l’écoute de leur album.
Fondé à Toronto en 2004 par les musiciens, Brian Borcherdt et Graham Walsh, le combo (à géométrie TRES variable) Holy Fuck assène un son séditieux reposant sur des ingrédients simples mais redoutables : des kilos de synthés indomptables, des tonnes de batteries tribales et un bon quintal d’instruments Casio déglingués, le tout vous explosant joyeusement à la tronche… Holy fuck résume assurément bien la situation !
Deux ans après être passé (presque) inaperçu avec un EP éponyme 100% improvisé, ce cousin par alliance de Do Make Say Think et jumeau diabolique de !!! (Chk Chk Chk), sort aujourd’hui son premier LP (judicieusement intitulé, LP) ; un périple instrumental imprévisible mélangeant rythmes agressifs et nuancés qui rabotent la platine et décrassent sévèrement les cages à miel.
Outre le fait que l’album ait été enregistré dans des conditions de live (voire même en public dans le cas du titre d’ouverture, “Super Inuit”), l’une des particularités rendant cet LP si percutant est la présence de deux batteries qui posent de solides fondations rythmiques, sur-puissantes et terriblement versatiles. Les lignes de claviers dispensent, quant à elles, des mélodies vénéneuses à la Liquid Liquid (”Milkshake”), et parfois vaporeuses (”Lovely Allen”) à la Sigur Ros. Bref.
Autant vous dire que le résultat est une bourrasque qui cingle les tympans ; un enchaînement de titres frénétiques, capable de décoiffer les moumoutes les plus récalcitrantes. Donc, appelez cet ovni comme vous voudrez ; nous, on dira juste que c’est très bon !
Je, la mort et le Rock ‘n’ Roll (livre)
novembre 17, 2007
Je, la Mort et le Rock’n’Roll : Une histoire vraie à 85%

Auteur : Chuck Klosterman
Collection : Naïve Livre
Sortie : 2006
Certains journalistes savent rudement bien écrire… sans rire ! Chuck Klosterman (journaliste pour le célèbre magazine de musique, SPIN) en est la preuve vivante, et qui plus est, peu médicamentée ! Lire la suite
DJ
novembre 16, 2007
French Bastard

Boots Factory
Sortie : novembre 2008
La carrière de DJ Zebra est au moins aussi atypique que peuvent l’être ses bootlegs. Car, oh surprise, il s’avère que le gars a eu une première vie avant de devenir le grand manitou de la “bastard pop” (ce que l’on entend aussi par “mash-up”) ; genre qu’il a contribué à populariser dans l’hexagone grâce à son émission quotidienne “Zebramix” sur OUI FM.
Son histoire commence donc au début des années 90, lorsque le bonhomme se faisait encore appeler “Daddy Zébra” et qu’il officiait en tant que bassiste au sein du groupe ragga-rock-franchouillard : Billy Ze Kick Et Les Gamins En Folie (mais si, souvenez-vous lorsque vous hurliez à tue-tête les refrains psychédéliques de “Mangez-Moi” et “OCB”… Ahh, le bon vieux temps !). Après le split du groupe en 1994, Zebra officia ensuite dans les groupes idoines, Les Raggamins, puis Demain Les Poulpes, jusqu’en 1998. Mais bon, ceci est de l’histoire ancienne.
Aujourd’hui, DJ Zebra fait dans le “mash-up”, donc ; ce qui, au cas où vous l’ignoreriez, est une pratique consistant à associer des titres mythiques d’artistes évoluant dans des univers musicaux diamétralement opposés, si possible.
Avec plus de 200 bootlegs à son actif, il était donc grand temps que le trublion rassemble quelques-unes de ses pièces maîtresses sur un opus (dont la diffusion commerciale reste néanmoins problématique en raison de questions de droits d’auteurs). Voila qui est fait avec French Bastard (disponible sur le site du gars : djzebra.free.fr), qui recense ses 13 meilleurs remixes.
Au menu des associations de saveurs improbables, on se régalera particulièrement des morceaux “Soul Desir”, mariant Aretha Franklin et Noir Désir, “Bono La Boulette” (Diam’s et U2), “J’Adore Mon Daddy” (Boney M et Katerine), “M And Clyde” (M et Gainsbourg) et “Killing Boombastic” (Rage Against The Machine et Shaggy). Mais, inévitablement, certaines de ces unions arrangées de force sont un rien “too much”, voire carrément révoltantes dans certains cas, comme l’horrifiant “Camille As You Are”, fusionnant Camille et Nirvana (un sacrilège passible de peine de mort), l’agaçant “Michael Was A Jedi”, combinant Dionysos et Michael Jackson, ou encore l’insipide “Daft Attaque”, sabotant deux titres excellents des Daft Punk et Louise Attaque.
S’il est fort compréhensible que bon nombre d’artistes et amoureux de la musique jugeront cette pratique facile et méprisable, force est d’admettre que ce pillage de tubes légendaires interpelle l’oreille et a le mérite ne laisser aucun auditeur indifférent. –>










