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Asagaya

avril 20, 2015

Light of the Dawn

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Jakarta Records
Sortie : Mars 2015

Signé sur le défricheur label JAKARTA, Asagaya est un nouveau venu dans l’arène du hip-hop français. Avec son premier album, Light of the Dawn, on prend les paris que le gars va très vite passer du statut de “ptit nouveau” à celui de “pierre angulaire”. Un très TRES bon album à vous procurer sans tarder !

Tout d’abord, un peu d’histoire : établit depuis quelque temps à Paris, Asagaya est un jeune beatmaker japonais convaincu d’être l’héritier d’un chef Cherokee. Soutenu par l’esprit du tonnerre, il croit qu’il doit toucher la mort pour devenir maître de son destin et voir le monde différemment. Un mélange de chamanisme et de chaos. D’un autre coté, c’est un idéaliste, un « citoyen du monde » qui rêve d’un monde sans argent ni frontières… Vous l’avez compris, « l’homme au masque » est habité ! Tout comme son Univers musical, par répercussion.
Multi instrumentiste de talent, il a d’abord joué et composé dans divers groupes de rock et de dub au Japon avant de se tourner progressivement vers la production hip-hop.
Ancré dans le hip-hop traditionnel, Asagaya se laisse donc porter par une certaine forme de mysticisme et d’expérimentations, pour donner naissance à un rap chiadé, néo-rétro et complètement addictif.
Guts (ex Alliance Ethnik, qui a collaboré avec De la soul, Common, Razhel et produit pour Svinkels, Big Red, Passi….) a décidé de le produire pendant qu’il travaillait sur son nouvel album (Hip-Hop after all) ce qui explique les similarités en terme de sonorités ainsi que des featurings communs aux albums respectifs des deux comparses.
La première partie de l’album, entre fantaisie et réalisme, nous plonge dans l’évolution du monde moderne, dans lequel un panel de personnages vient entourer Asagaya.
La deuxième partie mène à une réalité autre suite à une catastrophe naturelle mondiale. Cette nouvelle réalité utopique mixe espoir, mysticisme et … pingouins !
A l’instar d’Asagaya, Light of the Dawn marque clairement sa différence. On y retrouve des influences et des sonorités aussi différentes que variées (Hip-Hop, Soul, Blues…), des titres subtilement liés les uns aux autres avec une cohérence et une évidence dont seul Asagaya a le secret.
Quant au chapelet de featurings et collaborateurs, tel que le rappeur anglais, Jay Prince, le trompettiste et jazzman, Leron Thomas, la voix langoureuse de Lorine Chia et celle plus puissante d’Afrodyete, sans oublier le flow tranchant d’Akua Naru, ils ne peuvent évidemment qu’apporter une valeur ajoutée à cet album de haute volée.
Un futur classic, tout simplement.


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