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Keith Kouna

avril 13, 2014

Keith Kouna EP

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Ulysse Productions
Sortie : Mars 2014

Auteur-compositeur québécois à la réputation déjà bien assise outre-Atlantique, encensé par la critique et courronné de moult nominations et récompenses diverses et variées, Keith Kouna est un électron libre ; libre d’aller où il veut, de dynamiter les tiroirs dans lesquels on essaie de le ranger et de se réinventer à volonté. L’ex-leader de groupe punk et re-visiteur du répertoire de Schubert apparaît aujourd’hui sur le marché français sous les traits d’un chanteur folk à la verve gouailleuse et un accent “québêkoaw” à couper à la tronçonneuse.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, revenons un brin sur le parcour du gars.
Comme tant de jeunes nord-américains, c’est la scène métal anglo-saxonne qui passionne Keith à l’adolescence, à l’époque jeune chanteur d’un « band » de collège hurlant dans le garage parental. Puis un jour Les Berruriers Noirs et une révélation : le punk en français et surtout la rage dans la langue de Molière, ça marche. Alors s’ouvre à lui le monde de Mano Solo, Georges Brassens et consort, trait d’union naturel qui l’amène (ou le ramène) aux immenses chanteurs québécois que sont Jean Leloup et Richard Desjardins. Le lien entre Slayer et la chanson québecoise était fait. Keith commence alors à écrire, en français, puis part à 20 ans pendant trois années parcourir l’Europe, de villes en villes, de squats en squats.. et continue l’écriture de chansons. A son retour, un peu par hasard, il se retrouve au micro dans Les Goules, un groupe alternatif complètement cinglé qui secouera la scène québécoise pendant 6 ans. Au bout de l’aventure, l’envie de revenir à la chanson, brute. Alors démarre Keith Kouna en solo. Il se repenche sur ses premières compositions, en écrit de nouvelles. En décembre 2013 aboutit le projet pharaonique, Le Voyage d’Hiver, sur lequel Keith écrit 24 textes pour la mise en chanson de morceaux de Schubert.
Voila pour son pédrigré. Passons maintenant à l’EP.
Pour ceux qui se demanderaient comment sonnerait Renaud s’il avait été canadien, son EP éponyme apporte une réponse assez édifiante à la question.
Distillant des airs libertaires à la poésie rugueuse, le “titi canadien” nous emmènent tout là-bas, au Québec, pêcher avec son père sur la rivière Batiscan ou marcher dans le Grand Nord au Labrador.
Une balade au gré de ballades qui font “capoter”.. tout simplement “écoeurant” !


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