Data
juin 14, 2009
Si on ne peut pas vraiment qualifier Skywriter de “cheap tune”, le premier album de Data (David Guillon dans le civil) sonne tellement synthé-pop qu’on le penserait livré avec un jeu d’arcade. Ressortez donc votre boule à facettes plutôt que votre Commodore 64 …
Comme souvent pour un premier album, les chansons le constituant ont été égrenées au fur et à mesure de divers EP et compilations.
“Aerius Light”, par exemple, est sorti en avril 2007, et “Rapture” a été édité au mois de mai 2008. Par contre, aucune trace des titres de son premier maxi, Trop Laser, daté de trois ans.
Pour rendre le tout plus vendeur et accrocheur, Data a ajouté des morceaux chantés, dans la lignée dance-pop de Justice et tutti quanti. Ainsi, “One in a Million” est le morceau tubesque et “FM-exploitable” qui devrait s’agripper à vos oreilles, égayer vos voyages en transports en commun et rentrer dans votre playlist idéale de vos soirées groovy.
Mais Skywriter est surtout un album d’instrumentales. Ces pistes font souvent penser à des thèmes de John Carpenter ou à des musiques de vieux jeux vidéo.
Si on était vraiment méchants, on dirait que ça ressemble à la bande originale de la Soupe aux Choux ; sinon on ferait simplement un parallèle avec le titre “The Party” de Justice, soulignant le coté “pouette-pouette” du synthé.
Le disque est saupoudré de funk (”So Much in Love”, “One in a Million”) et du rock (un solo hardos sur “Rapture” et une intro “tapping guitar” sur “Morphosis”).
Mais la marque de fabrique Data, c’est de gros accords majeurs joués quatre fois de suite, ou 2×4, ou 4×4 … ça sonne bigrement très 80’s, “Electric Fever” étant un cas d’école de cette structure vintage.
“Skywriter” est fichtrement bien produit et rythmé.
Avec ses gentils airs d’électro surannée, il ravira tout fan de French Touch et de clubbing, et accompagnera également vos soirées “verrines” les plus tendances.










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