The
mars 25, 2009
Amateurs de soirées “moustache” et de pop dansante, le dernier album de The Elderberries est fait pour vous. Ecartez-les meubles, invitez vos copines et laissez-vous entraîner par le son tonique et percutant de ces cinq charmants garçons.
En nommant leur album, Ignorance & Bliss, The Elderberries paraphrasent Thomas Gray, poète anglais du XVIIIème siècle, ou plus sûrement la chanson des Ramones intitulée, “Ignorance Is Bliss”, donc. En tout cas, on devient moins ignorant quand on sait qu’un “Elderberry” est un arbuste, un “sureau”, en français … ça vous en bouche un coin, hein ? … un groupe qui s’appelle, “les Sureaux” … !!
Après cette minute Wikipédia, intéressons-nous à cette bande bigarrée : un batteur auvergnat, un guitariste canadien et trois Britons pour s’occuper du micro, de la basse et de la seconde guitare.
En 2007, ces garnements ont sorti, Nothing Ventured, Nothing Gained, dans un registre très garage-rock avec la bande-son du film Hellphone à la clef ! Wouhou ! … Quoi ? Vous n’avez vu Hellphone ? Avec Jean-Baptiste Maunier ? Ne ricanez pas s’il vous plaît, la musique est très réussie!
Et nous voici donc avec ce Ignorance & Bliss. C’est clair que ça sonne carrément plus pop. On est en tout cas plus près de Franz Ferdinand que des influences annoncées comme AC/DC ou les Stooges.
A l’insertion de la galette dans la platine, on se précipite sur le tube “It Doesn’t Really Matter”, dont les premiers accords rappellent peu ou prou l’intro de “Banquet” de Bloc Party. La chanson est parfaite : elle rentre bien dans la tête et vous fait dandiner des épaules. Alors on dit “Encore !” et on la remet une deuxième fois.
Mais comme une seule chanson ne suffit pas à faire un bon album, on écoute alors le reste avec suspicion. Or, les Sureaux s’en sortent plutôt très bien. On peut citer “Lost my Way”, “The Choice” ou bien “Gone Too Far” (qui fait penser au thème de “Casino Royale”, celui chanté par Chris Cornell). A chaque fois, un refrain mélodique appuyé par des guitares au jeu simple mais efficace. Et surtout, du rythme, du rythme, du rythme … celui-ci ne baisse pas durant les 40 minutes du disque. C’est ce qui fait qu’il n’y a pas vraiment de titre faible (”Visions”, peut-être, trop langoureux), même si cela implique une certaine linéarité.
De la bonne musique en somme, et c’est du 20 % français ma p’tite dame !
Par contre, on attend toujours le featuring avec Jean-Bapt Maunier …
Matez l’interview vidéo de The Elderberries ici, et des extraits de leur session acoustique là.










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