Calvin Harris
février 7, 2008

Columbia/Sony BMG
Sortie : février 2008
En voila un qui saurait aisément se passer de couverture médiatique, mais bon.. ne pas en parler serait quasiment une faute professionnelle étant donné que Calvin Harris est ZE phénomène électro/disco du moment.
Révélé il y a quelques mois via myspace, ce grand dadais de 23 ans originaire de Dumfries (un bled paumé en Ecosse) est passé du jour au lendemain de la mise en rayons des “fruitZêLégumes” chez Mark & Spencers, à une collaboration active sur les albums de Kylie Minogue et Sophie Ellis Bextor.
En clair, Calvin Harris est du bois dont brûlent les rêves de tout une génération de jeunes computer-gicks avides de succès (immédiat, si possible), et n’en finit pas non plus de faire vibrer les pistes de danse du monde entier aux rythmes de ses tubes fiévreux. .. une manne pour les majors quoi ! Sony/BMG ne s’y est d’ailleurs pas trompé en signant le blanc-bec avant même qu’il n’ait eu le temps de dire (ou sortir) quoi que ce soi.
Devant un tel succès annoncé, on se s’étonnera donc pas si aujourd’hui Calvin (encadré de près par une armée de pros du business) en vienne tout naturellement à revendiquer la paternité du disco, rien que ça !
I Created Disco, nous assure le jeune bidouilleur, et telle est, effectivement, son ambition affichée tout au long des 14 hits rétro-futuristes de l’album. Alors bien sûr, tous les titres sont pulsés, entraînants, sexy et bien ficelés… Un sans faute, ou presque. Car si au niveau de la forme, I Created Disco est indéniablement un opus accrocheur et taillé pour les dance floors, ça ne saurait, à la longue, empêcher l’auditeur de tiquer sur la facilité et la vacuité insondable du fond. Harris débite, d’une voix monotone ou haut-perchée, une succession de paroles répétitives (”This Is The Industry”) et d’une bêtise consternante (”The Girls”, “Colours”), atteignant même parfois un degré de puérilité rare (”Merrymaking At My Place”, “Vegas”).
Loin d’avoir inventé quoi que ce soit, Calvin Harris s’applique tout juste à produire du sous-LCD Soundsystem livré en express dans un paquet ultra kitsch et à consommer pendant que c’est chaud. Comme quoi, le concept McDo peut s’adapter à tous les domaines.









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