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DJ

novembre 16, 2007

French Bastard

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Boots Factory
Sortie : novembre 2008

La carrière de DJ Zebra est au moins aussi atypique que peuvent l’être ses bootlegs. Car, oh surprise, il s’avère que le gars a eu une première vie avant de devenir le grand manitou de la “bastard pop” (ce que l’on entend aussi par “mash-up”) ; genre qu’il a contribué à populariser dans l’hexagone grâce à son émission quotidienne “Zebramix” sur OUI FM.
Son histoire commence donc au début des années 90, lorsque le bonhomme se faisait encore appeler “Daddy Zébra” et qu’il officiait en tant que bassiste au sein du groupe ragga-rock-franchouillard : Billy Ze Kick Et Les Gamins En Folie (mais si, souvenez-vous lorsque vous hurliez à tue-tête les refrains psychédéliques de “Mangez-Moi” et “OCB”… Ahh, le bon vieux temps !). Après le split du groupe en 1994, Zebra officia ensuite dans les groupes idoines, Les Raggamins, puis Demain Les Poulpes, jusqu’en 1998. Mais bon, ceci est de l’histoire ancienne.
Aujourd’hui, DJ Zebra fait dans le “mash-up”, donc ; ce qui, au cas où vous l’ignoreriez, est une pratique consistant à associer des titres mythiques d’artistes évoluant dans des univers musicaux diamétralement opposés, si possible.
Avec plus de 200 bootlegs à son actif, il était donc grand temps que le trublion rassemble quelques-unes de ses pièces maîtresses sur un opus (dont la diffusion commerciale reste néanmoins problématique en raison de questions de droits d’auteurs). Voila qui est fait avec French Bastard (disponible sur le site du gars : djzebra.free.fr), qui recense ses 13 meilleurs remixes.
Au menu des associations de saveurs improbables, on se régalera particulièrement des morceaux “Soul Desir”, mariant Aretha Franklin et Noir Désir, “Bono La Boulette” (Diam’s et U2), “J’Adore Mon Daddy” (Boney M et Katerine), “M And Clyde” (M et Gainsbourg) et “Killing Boombastic” (Rage Against The Machine et Shaggy). Mais, inévitablement, certaines de ces unions arrangées de force sont un rien “too much”, voire carrément révoltantes dans certains cas, comme l’horrifiant “Camille As You Are”, fusionnant Camille et Nirvana (un sacrilège passible de peine de mort), l’agaçant “Michael Was A Jedi”, combinant Dionysos et Michael Jackson, ou encore l’insipide “Daft Attaque”, sabotant deux titres excellents des Daft Punk et Louise Attaque.
S’il est fort compréhensible que bon nombre d’artistes et amoureux de la musique jugeront cette pratique facile et méprisable, force est d’admettre que ce pillage de tubes légendaires interpelle l’oreille et a le mérite ne laisser aucun auditeur indifférent.

Comments

2 Responses to “DJ”

  1. dj zebra on décembre 10th, 2007 18:11

    J’aime les mots “revoltant” et “agaçant”, un peu moins “insipide”, mais bon, comme tu dis, ça ne laisse personne indifférent. Et en tant qu’artiste et amoureux de la musique, je juge cette pratique novatrice et salvatrice. Sans prétention.

  2. Marie Cartier on décembre 10th, 2007 18:48

    Que la pratique soit “novatrice”, ça ne fait aucun doute.. de là à dire qu’elle est “salvatrice”, c’est déjà un peu plus discutable.. pourquoi ne viendrais-tu pas en parler sur Zikaddict ? hihi ;-) quoi qu’il en soit, il fallait avoir l’audace de le faire, et juste pour ça : clap clap clap !

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