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American

février 1, 2008

The Golden Age

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Cooking Vinyl
Sortie : février 2008

Un accompagnement délicat, qui ne s’impose pas, une voix douce mais pas trop : American Music Club livre un album décevant par sa timidité. Les structures sont très linéaires (toutes les chansons paraissent identiques), il n’y a quasiment aucune progression au cours des titres.

American Music Club
, ce serait un peu la version américaine d’un Overhead tout mou et parfaitement édulcoré, ce qui n’est pas peu dire. Même “The Victory Choir”, un titre très rockabilly kitsch, ne parvient pas à amuser.
The Golden Age n’est donc pas si “golden” que ça. Mais l’album peut quand même avoir son utilité. C’est de la musique pour “roadtrip”. Tout l’album est planant, indolent ; parfait pour conduire de nuit sur des routes de campagne entièrement désertes. Et ça fonctionne, sauf que ça devient vite très ennuyeux quand on n’est pas en voiture.
“The Windows of the World” a beau parler des Twin Towers, elle ne parvient pas à créer la moindre sensation, à part peut-être l’ennui.
Le conducteur endormi se réveille, heureusement, à partir de la onzième piste, un titre qui sort du lot ; quel dommage qu’il arrive si tard dans l’album ! C’est une sorte de valse bavaroise dont les ambiances évoquent un cirque. Les arrangements sont plus recherchés. Mais quelle ironie que le titre s’appelle “I Know That’s Not Really You” !
Et comme si cette chanson avait ouvert la voie à tous les délires, la suivante, “On My Way”, commence comme toutes les autres avec un duo voix/guitare acoustique, mais part en sucette apocalyptique à la façon du célébrissime “A Day In The Life” des Beatles.
Malheureusement, après cette brève éclaircie, l’album retombe dans les mêmes travers et finit en achevant l’auditeur, déjà sérieusement éprouvé, par une ballade insipide. Comme si les chansons correctes devaient être dissimulées au milieu d’une série de titres sans âme.

Comments

One Response to “American”

  1. Azbinebrozer on février 17th, 2008 22:06

    Marine je comprends que tu puisses ne pas aimer les hommes timides…
    Il ne m’avait pas semblé que la timidité soit nécessairement un vilain défaut. Découvrir un Mark capable de passer du baume sur ses plaies. J’adore la douceur, la délicatesse de ce disque qui à mon âge avancé évoque tout à fait les reflets dorés et mélancolique d’un passé perdu.

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