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Hollywood

juillet 11, 2007

Mise en orbite réussie !

Deux ans après avoir converti une pléiade d’amateurs de rock survolté avec l’album, Year Of The Tiger, les belges d’Hollywood Porn Stars re-déboulent avec un deuxième opus encore plus explosif et jouissif que le premier… Si si, c’est possible ! Même que Satellites risque fort de les propulser dans la stratosphère des ventes de disques et les faire graviter autour du rock n’roll ‘hall of fame’. Oreilles sensibles s’abstenir !

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Question : Cela fait à peine deux ans que vous avez sorti votre premier album. Vous avez enchaîné plus de 200 concerts en Europe et avez poursuivi vos ‘side projects’ respectifs ; aujourd’hui vous sortez votre deuxième opus ; vous passez donc votre temps à travailler, ou aviez-vous des morceaux en réserve ?

Eric Swennen (bassiste) : (rires) Oui, et non ! En fait, dès que nous avions des moments ‘off’ pendant la tournée, nous en profitions pour répéter de nouveaux morceaux que l’on essayait sur scène dans la foulée. Mais ce n’est qu’à partir du mois de septembre (juste avant d’entrer en studio) que nous avons commencé à penser réellement au disque et à établir une sorte de planning.

Q : Vous étiez-vous imposés une date butoir ?

Anthony Sinatra (chanteur) : Non, pas vraiment… Disons que l’on s’est dit que ce serait bien de bosser sur tel truc à partir de tel moment, et à partir de là, de bosser régulièrement. Cela dit, depuis le début du groupe, on a plutôt été habitués à travailler dans l’urgence. C’est d’ailleurs un bon moyen pour garder le côté spontané de notre musique. On ne reste pas assis en attendant que les idées viennent… Il faut que les choses surgissent dans le feu de l’action ! Mais en ce qui me concerne, je compose et écris en permanence, du coup j’avais pas mal de morceaux de côté. J’ai donc passé un mois entier à peaufiner les mélodies et les textes, ensuite il y a eu un mois et demi/deux mois de répétitions avec le groupe où l’on a fait un gros travail d’arrangement. C’était le moment le plus intense, car on devait rester très concentrés. On a bossé de cette façon sur à peu près 40 morceaux.. (rires déclenchés par ma mine stupéfaite) On avait énormément de matière !

Q : Garder 12 titres sur 40 suppose un écrémage draconien ! Pourquoi en avoir gardé seulement 12 ?

A.S. : Personnellement, mes disques préférés sont tous très courts…10 chansons maximum. En fait, je pense qu’en 10 morceaux, un groupe a amplement le temps de développer un concept, de faire passer un message, imposer sa vision et sa personnalité. Et puis, je crois aussi qu’il faut faire attention à ne pas servir la même ‘sauce’ trop longtemps. Si tu fais trop de chansons, tu cours le risque de lasser le public en faisant des doublons ou en tombant dans de la ‘re-dite’. C’est une chose à éviter absolument ! Donc nous avons fait un tri en sorte que l’album soit compact, nerveux, et qu’il y ait une certaine cohérence entre les morceaux.

Q : Comme pour le premier opus, vous avez enregistré en condition de ‘live’ (tous les instruments jouent ensemble), ce qui devient de plus en plus rare à l’heure actuelle… Est-ce une technique d’enregistrement à laquelle vous tenez particulièrement ?

E.S. : Disons que c’est plus rapide… On n’a pas envie de perdre du temps en studio pendant des mois à couper les cheveux en quatre et chipoter sur les petits détails. L’idée était vraiment d’avoir le son d’un groupe qui joue dans une pièce. Cela suppose évidemment que l’on soit fin prêts avant d’entrer en studio pour éviter de multiplier les prises. Donc le but était de maîtriser les chansons et d’aller à l’essentiel, sans avoir à tout retoucher au mixage et risquer de s’égarer dans de la surproduction.
A.S. : L’objectif était que ça sonne honnête, sans être forcément ‘hyper brut’… Il fallait juste que ce soit sauvage et qu’il y ait du relief.

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Q
: Pourquoi avait intitulé l’album, Satellites ? .. Ce n’est le titre d’aucun morceau..

A.S. : Au départ c’était le titre d’une chanson qui, en fin de compte, ne figure pas sur l’album. Mais l’idée qui avait inspiré ce titre “Satellites” était intéressante dans le sens où, de nos jours (avec le net, les MP3…), sortir un disque c’est un peu comme envoyer une bouteille à la mer sans savoir qui va la recevoir… donc qui va écouter le disque… Je trouve que c’est une façon de communiquer très mystérieuse ! En fait, j’aime assez cette idée d’envoyer des informations sans savoir où elles vont retomber, d’envoyer du son sans savoir entre quels écouteurs il va atterrir… Je trouvais l’image intéressante et très poétique.

Q : Par rapport au premier album, celui-ci est bien plus sombre et a un côté presque dramatique. Il donne l’impression d’avoir été écrit dans la douleur…

A.S. : C’est clair. J’ai eu une période assez difficile, marquée par la disparition de plusieurs proches en très peu temps, donc fatalement, ça soulève pas mal de questions, de réflexions et ça donne beaucoup d’idées. Ceci dit, à aucun moment je ne me suis mis complètement à nu, ou exprimé clairement ce que je pensais et ressentais… Mais cela a évidemment beaucoup influencé mon écriture. J’en ai simplement fait des histoires au sens plus large, plus universel… Mais c’est vrai que cela se ressent sur l’ambiance générale du disque.

Q : Il paraît que la veille du début de l’enregistrement, vous avez décidé de donner un petit concert afin de tester vos morceaux en public. Pourquoi cela ? Aviez-vous des doutes quant au choix des titres ?

A.S. : (rires) Non ! En fait, à la base on voulait juste faire écouter aux personnes du label les morceaux que l’on était en passe d’enregistrer. Et puis on s’est dit que ce serait plus sympa de faire ça dans un club que l’on connaissait (plutôt que dans notre local de répète) et d’inviter aussi quelques potes. Nous avons donc posté la news (le jour même) sur myspace et l’info s’est propagée comme une traînée de poudre… On ne s’attendait pas du tout à voir tant de monde débarquer ! (rires)
E.S. : C’était dingue de voir une telle foule se presser devant les portes du club !
A.S. : Nous avons donc joué les 20 titres que l’on planifiait d’enregistrer, histoire de voir s’ils ‘fonctionnaient’. Ce fut rassurant de voir que tout le monde a immédiatement accroché sur nos nouveaux morceaux ! On s’est vraiment fait plaisir et les gens du label étaient ravis… Donc, sans vouloir mettre la charrue avant les bœufs, on a un bon feeling pour cet album… En tout cas, il nous plait énormément à nous, c’est déjà bien ! (rires)

Leur nouvel album sortira dans les bacs le 28 août. Promis, votre patience sera récompensée au-delà de vos espérances !

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Satellites ; Naïve, sortie août 2007

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