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Marie

novembre 5, 2008

La douceur en plus…

Récemment, j’ai pris « a cup of tea » avec Marie Modiano au Café Rouge, dans le 9eme, à proximité de son domicile. Bon, très sincèrement, a priori, je ne suis pas très amateur de ce genre musical. Pop folk plutôt lent avec une voix douce, sans aspérité.
Et puis en fait, très vite, dès la seconde écoute, je suis rentré dans son univers.

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Je ne dis pas que ce disque est mon album de l’année, mais enfin, je risque bien de le réécouter parfois. Il est apaisant.
La finesse de son écriture, je l’avais déjà décelé dans son premier album, I’m Not A Rose. Elle prend toute sa dimension aujourd’hui dans, Outland.
Elle écrit des chansons en anglais et revendique la dimension nomade de sa musique. C’est avec Peter Von Poehl (son désormais mari) que Marie Modiano a enregistré (en prenant son temps) ses nouvelles compositions. Ces deux-là, qui se sont rencontrés à Berlin lors de l’enregistrement du premier album de Marie, ont cette fois décidé de travailler en étroite collaboration.

Outland a demandé des mois de travail, pendant lesquels « ils se sont appliqués à tracer les contours d’un paysage qui doit autant aux grands espaces qu’à l’introspection. Des climats qui racontent aussi bien le désir d’évasion que la nécessité de se construire une carapace », explique le dossier de presse.

- J’avais envie de chansons à la fois profondes et légères. Sur mon premier disque, j’avais besoin de me libérer de certaines obsessions personnelles. Sur celui-ci, j’avais envie d’adopter un point de vue plus détaché. 

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Ces chansons sont à tiroirs, grattez et vous découvrirez des doubles sens. On croise dans ses perles, les deux enfants du film La Nuit du Chasseur, Martin Eden, héros du roman de Jack London… C’est, il faut bien l’avouer, truffé de références…

Il y a dans ce répertoire des chansons pop joyeuses (”Spider’s Touch”, “Tightrope Walkers”, “Butterfly Girls”) et d’autres plus mélancoliques (”Drifters in the Wood”, “Last Early Spring”, “Martin”).
Si Peter Von Poehl (qui est passé nous faire un coucou après l’entretien) signe la majorité des arrangements, il a fait appel à Martin Hederos  (membre des groupes Hederos & Hellberg et The Soundtrack of Our Lives) pour en écrire quelques-uns.
Cet album est aussi beau, onirique, sensible que déroutant. Il faut se l’approprier. Peut-être aussi, faut-il la voir sur scène ?

Pendant que nous conversions, elle, Mélissa (son attachée de presse) et moi, Marie Modiano me dit :

- Vous êtes le seul journaliste que j’ai rencontré qui ne m’a pas demandé pourquoi je chante en anglais et, surtout, qui ne m’a pas parlé de mon père… Merci !

Tsss… vous me voyez préciser qu’elle est la fille de Patrick Modiano et suggérer qu’elle chante en anglais pour ne pas qu’on puisse faire une étude comparative avec l’écriture de son paternel ?

Et ce n’est pas sur Zik Addict que je préciserai qu’elle a de qui tenir.
Que l’écriture est dans ses gènes.
Trop fastoche.
Marie Modiano, vous savez quoi ? Je vais continuer à m’intéresser à son cas.

En faisant abstraction du reste… sans importance.
Et d’abord, je ne saurais répondre à cette saugrenue question : le talent est-il transmissible ?
On s’en fout ! Non ?

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Outland
(Naïve) , sortie : septembre 2008



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