Top

Mélissa

octobre 6, 2007

La dernière giboulée de Mars !

Connue pour avoir rejeté le père (souvenez vous de “Papa m’aime pas lalalala”, dans l’album Et Alors), Mélissa Mars se paye ensuite la tête des mecs, joue la dévoreuse d’hommes, refuse de se plier aux lois terrestres et n’aime pas grand monde dans son deuxième opus La Reine des Abeilles. La voilà enfin un peu plus apaisée, mais toujours en quête d’amour. Le titre de son troisème disque (sorti le 17 septembre dernier) est évocateur : A La Recherche De l’Amour Perdu.

melissamars.jpg


Dans ce bar branchouille de la capitale, je la regarde se faire “shooter” par des photographes japonais. Elle prend un malin plaisir à pauser de table en table. Quand elle me rejoint, je lui fais remarquer qu’elle minaudait.

- Mais c’est normal, je prends beaucoup de plaisir à ça. Le monde de l’image est celui dans lequel je me sens le plus à l’aise.

Mélissa Mars est douce, gentille, souriante, s’esclaffant d’un pas grand-chose, un peu timide même, tout le contraire de la bad girl à la Tarantino de son deuxième album.
Nous évoquons sa manière d’utiliser sa formation de comédienne et son imagination fertile pour créer son propre univers. Un univers électro féérique, souvent un monde sale, poussiéreux, mais magique. A l’instar de Matthieu Chédid et de son personnage M, elle s’est inventée un personnage.

- Mes deux derniers albums m’ont poussé à me poser des questions. Qu’est-ce que jouer ? Qu’est-ce qu’être acteur ? La question véritable est : est-ce que jouer la comédie c’est mettre un masque ou c’est justement l’enlever ? Je vais au plus profond de ces aspects qui sont en moi parce que je n’ose pas les révéler au quotidien. Je suis timide et bien élevée alors c’est un moyen de faire sortir tout ça…

Cette réflexion la replonge dans ses années bac.

- Mon sujet de philo était : « Quelle est la frontière entre l’imaginaire et la réalité ». (En riant) J’ai fait une belle thèse, résultat, j’ai eu 7 sur 20.

Même si ce n’est pas particulièrement probant (comment, j’suis dur là !) saviez-vous que mademoiselle Mars est musicienne ?

- Je joue de la musique depuis l’âge de 6 ans. J’ai 8 ans de piano, j’ai fait des stages d’harmonica et j’apprends la guitare depuis 1 an et demi. C’est fou parce que personne n’aborde ce sujet avec moi.

Ah bon ?
A trop montrer sa plastique parfaite, les repères sont biaisés. Elle qui s’autoproclamait « diseuse » ou « conteuse » a fait de nets progrès. Sa voix a évolué, (si, si, c’est possible !) toujours coquine, mais plus agressive. Mélissa Mars gagne en assurance, ça va finir par s’appeler “un style”.
Ce nouveau disque clôture une série de 3 albums «construits comme des contes reliés les uns aux autres dans la quête initiatique d’une jeune fille en mal d’aimer…»

Dans celui-ci, du beau monde est présent : le guitariste Gary Lucas (Léonard Buckley, Lou Reed…), le groupe Pressure Zone (Depeche Mode, U2, David Bowie…) et dans un autre genre, notre Obispo national.

- Nous nous sommes isolées dans son studio perso. Là, il m’observe, il cherche… et compose pour moi, sous mon regard, des mélodies originales, sombres, pop… différentes, qui me séduisent.

Sur des paroles de sa maman (Lilas Klif) et d’elle-même, le tout donne un album au début très électro, puis pop-électro puis au final un peu plus rock live.

Jetez un coup d’oeil dans l’univers sucré salé, grinçant, sensuel, agaçant parfois, de Mélissa Mars !
Ce n’est pas l’album de l’année, certes, mais la belle suit sa route et se fout de ce qu’on en pense.
Tant mieux pour elle.

Comments

Comments are closed.

Bottom