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Midnight

avril 24, 2008

Welcome to.. ze TWILIGHT Juggernauts ZONE !

Ils ont commencé par attirer l’attention des médias avec leurs remixes ravageurs de !!! (Chk Chk Chk), d’Electric Six et de Dragonette, puis sont devenus les ‘petits protégés’ de notre dernière ‘fierté (électro) nationale’ en date : le duo Justice. Aujourd’hui le nom du trio australien, Midnight Juggernauts, flotte sur toutes les lèvres, et pour cause ! Leur premier opus, Dystopia, est une petite merveille ‘pop-rock-dance’ venue d’ailleurs… Préparez-vous à entendre un OVNI atterrir sur votre platine !

midnijugg.jpg

Question : Vous venez de l’autre bout de la planète (Australie), à part ça on ne sait pas grand chose à votre sujet. Pourriez-vous nous faire un bref historique du groupe ?

Vincent (clavier/chant) : Bien sûr ! Andy et moi nous connaissons depuis longtemps. On allait au même lycée à Melbourne. C’est là que l’on a commencé à délirer et à jouer de la musique ensemble (rictus complice d’Andy). Au départ, on avait formé un groupe de rock ‘pur jus’, mais on a toujours eu des goûts très variés.. d’ailleurs, Andy jouait aussi dans un groupe de trash-metal, c’est pour dire ! (rires) Par ailleurs, on partageait souvent la scène avec des groupes électro, donc on a toujours été en contact avec plein de genres différents, ce qui nous a naturellement amenés à dériver vers l’électro-rock, puis la dreamy-pop, puis la dance-pop-rock-électronique-blah blah… (éclat de rire général) En fait, notre son évolue constamment.
Andy (guitare/chant) : Puis, un jour nous sommes allés à Sydney, et on a rencontré Daniel…
(silence général - oeillades de connivence avec l’intéressé - nouvel éclat de rire général - …WTF ?!).
Bref. Entre nous le courant est tout de suite passé, et c’est ainsi que naquit Midnight Juggernauts.

Q : Daniel a dû déménager pour s’établir plus près de vous à Melbourne alors ?

Daniel (batterie) : Non, je vis toujours à Sydney ! D’ailleurs, c’était un peu bizarre au début. Vincent et Andy m’envoyaient du son sur des cassettes.. Je me souviens que je les écoutais à fond en conduisant ma voiture.. les gens devaient me prendre pour un vrai dingue ! (rire) Puis, éventuellement, nous avons fini par faire de vraies répétitions.. éventuellement..
(hilarité générale)
Vincent : En fait, on répète sur la route. On est tellement souvent en déplacement (on part en tournée pendant des mois), c’est un peu comme si l’on vivait ensemble.. hmm, en fait, on vit même carrément en permanence ensemble !
Daniel : Moi je vis dans sa valise (en pointant Vincent), Andy vit dans ma valise et Vincent dans celle d’Andy..

Q : Votre biographie ne dit rien non plus au sujet de l’enregistrement de l’album..

Andy : Quelle affreuse biographie ! (rire ironique)
Vincent :
C’est parce que nous sommes des garçons mystérieux..

Q : Cela ne fait aucun doute..

Andy : Plus sérieusement, on a mis plusieurs mois pour écrire les morceaux de l’album.. On les écrivait sur des bouts de papier pendant nos déplacements. Mais l’enregistrement de l’album nous a prit seulement quelques semaines.
Vincent : Oui, ça a été assez rapide pour le mettre en boîte. Nous avions loué un studio pendant 4 semaines, et ça nous a amplement suffit.

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Q : En effet, ça a été assez rapide ; j’imagine que ça a dû être 4 semaines de “speed” et de “stress” ?

Vincent : Pas du tout ! Au contraire, ça a été 4 semaines plutôt ‘relaxe’. Il faut savoir que nous avons créé notre propre label en Australie afin de pouvoir sortir nos disques de façon indépendante. Nous avions donc une liberté totale, ce qui nous a permis de travailler sans restrictions et pressions d’aucune sorte… ça c’est fabuleux ! Du coup, pendant l’enregistrement, on en a profité pour faire des expérimentations et explorer des styles différents. C’est pourquoi on a pu laisser évoluer chaque morceau de manière naturelle et comme bon nous semblait, sans avoir constamment un gars sur le dos pour nous dire de faire comme-ci ou comme-ça afin de répondre aux demandes du marché ou d’atteindre telle ou telle cible. Le fait d’être libre rend le processus de création tellement plus agréable ! Je pense que c’est aussi grâce à cela que notre son part un peu dans tous les sens. Tu es beaucoup plus créatif quand tu n’as rien ni personne qui te bride l’inspiration.

Q : Justement, en parlant d’inspiration ; qu’est-ce qui vous a inspiré le titre de l’album ‘Dystopia‘? Est-ce un mot inventé, genre: la contraction des mots ‘dysfonctionnal’ et ‘utopia’?

Andy : Non non, c’est un vrai mot ! Enfin, je crois.. ‘Dystopia‘ est un vrai mot, non ?! (à l’attention de Vincent)
Vincent : Oui, c’est un vrai mot.
Andy : En fait, je crois que c’est plus ou moins l’opposé d’une utopie… En tout cas, dans le cadre de l’album, cela traduit l’idée d’un autre monde, sans lois, du genre chaotique.. ceci dit, je ne sais pas si c’est une bonne description de notre musique.. en un sens, je suppose que oui..
Vincent : En fait, ça décrit parfaitement le mode de fonctionnement d’Andy ! (ricanements de Daniel) Andy n’aime pas les règles, il n’aime la façon dont les gens s’auto-censurent et se tiennent toujours sur la retenue. Il est contre plein de trucs, les conventions, la bienséance un peu “faux derche”.. (Vincent et Daniel gloussent en coeur). Mais pour en revenir au titre, c’est vrai qu’il est assez sombre, mais cela n’implique pas nécessairement que l’album soit sombre. En fait, c’est un album en clair/obscur, fait d’ombre et de lumière.

Q : Mais l’ambiance générale semble plutôt “dark”, non ?

Andy : Hmm… mouais, c’est pas faux…
Vincent : Disons que c’est “dreamy” (onirique), c’est sombre et lumineux à la fois… En fait, l’humeur générale du disque correspond tout à fait à l’arwork de la pochette. On aime ces ambiances mystérieuses genre “4ème dimension”, où tout est possible et où l’on ne sait pas vraiment ce qui s’y passe et ce qui va arriver. C’est comme une lueur dans le ciel…
Daniel :
Comme une lueur d’espoir dans la nuit, lorsque tu es perdu en forêt…

Q : Woaw… c’est si poétique ! (rire)

Daniel : N’est-ce pas ?!

Q : Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur le titre éponyme “Dystopia”?

Andy : “Dystopia” est l’un des moments calmes de l’album, et je pense que… (Vincent le coupe)
Vincent : En fait, je crois que nous aimons l’idée d’aller à contre-sens de la tendance générale qui veut que le titre éponyme d’un disque soit en quelque sorte sa ‘représentation marqueting’. En ce qui nous concerne, c’est l’inverse. Le titre “Dystopia” est incontestablement le moment le plus calme de l’album. On voulait montrer un autre côté du groupe aux gens qui nous connaissent seulement à travers nos remixes. On voulait leur montrer que Midnight Juggernauts n’était pas uniquement un groupe taillé pour les dancefloors et que notre univers était en réalité bien plus vaste…

Un univers surprenant dont on s’éprend sur le champ/chant !

Matez l’interview vidéo du trio infernal en cliquant ICI.

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Dystopia (EMI), sortie: avril 2008



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