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1973

juillet 28, 2010

Hello pop land

1973 est le groupe pop ensoleillé et classieux dont on va de plus en plus entendre parler… et beaucoup ! Le trio versaillais qui chante en anglais est composé de Nicolas Franck (chanteur et auteur des textes), Jérôme Plasseraud (compositeur mélodiste hors-pair), et Thibault Barbillon (aux commandes des machines) ; un combo qui ne manque pas de ressources, ni d’à propos.

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Sur leur premier opus, Bye Bye Cellphone, 1973 joue de la pop joyeuse, acoustique, pleine de choeurs et de coeur.
Interview chez leurs éditrices (Blonde Music) ; les réponses sont collégiales.

Question : Le nom de votre groupe, c’est pour que les journalistes étalent leur culture sur cette année-là ?

1973 : Non, justement, on ne l’a pas fait exprès, mais du coup  on a appris beaucoup de choses. Par exemple, nous ne savions pas que Picasso était mort en 1973. Sinon on a prit ce nom parce que ça sonnait bien. Et comme l’idée de faire une carrière internationales ne nous rebute pas, nous avons opté pour un nom qui se prononce dans toutes les langues. Et puis c’était aussi le nom d’une chanson que l’on n’a finalement pas gardée…

Question : Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pourriez-vous dire en quoi cet album est-il original ?

1973 : C’est notre premier album que l’on a réalisé nous-mêmes. On joue de tous les instruments… En fait, pour nous la question de chanter en anglais ou en français ne s’est jamais posée… C’est une question de culture et la nôtre est très largement anglo-saxonne.

Question : On vous prête de nombreuses influences, qui vont des Beatles aux Beach Boys, en passant par Prince et Phoenix…

1973 : Quand on fait de la pop, c’est délicat de passer à côté des Beatles et, dans une moindre mesure, des Beach Boys. Si un groupe fait de la pop avec des harmonies un peu sophistiquées, il est difficile de ne pas être dans le sillage. Bien sûr, chacun de nous écoute des choses différentes, mais on tombe d’accord sur quelques artistes : Syd Matters et Midlake, notamment.

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Question : Votre disque est très léché. Une production impeccable…

1973 : Comme Rome, cet album ne s’est pas fait en un jour ! C’est le fruit d’un long travail en amont et d’une maturation. Nous sommes extrêmement perfectionnistes et quand on écoute l’album, il y a encore pas mal de détails qui nous font tiquer. Mais évidemment, pour ceux qui n’ont pas suivi le processus de fabrication, ça ne se remarque pas. Ces imperfections que nous entendons rendent l’labum vivant. En fin de compte, la perfection, c’est très ennuyeux en musique.

Question : Votre musique est intemporelle, planante et très mélodique, avec en arrière fond, le soleil californien.

1973 : Mais, c’est normal ! Cet album est un “road movie” californien ! On écoute beaucoup de musique en anglais qui vient de cette région, du coup, inconsciemment, on doit transmettre cette image-là.

Question : Comment vivez-vous cette période ?

1973 : C’est très agréable. Les gens viennent nous voir pour parler de notre travail, souvent de manière gentille. En même temps, nous sommes un peu anxieux de la manière dont le public va accueillir le disque. En toute franchise, personne n’est tout à fait zen, même si ce qu’on commence à lire sur nous est plutôt bienveillant. Nous soupçonnons notre éditrice de nous cacher les mauvaises critiques.

Question : La scène va vous réunir encore plus dans les prochains mois…

1973 : Le projet 1973 existe depuis 4 ans, mais le groupe en tant que groupe qui se réunit pour jouer, existe beaucoup plus depuis l’enregistrement de l’album. Parce qu’après, on a fait la première partie de Air, Rose, Coeur de Pirate, Austine, Darkel, Luciole, Nouvelle Vague… Cela nous a rapprochés. Pour nos prochaines scènes à nous, nous serons tous les trois avec un bassiste et un batteur.

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Bye Bye Cellphone, (Blonde Music/Sony), sortie : Juin 2010

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