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Christophe Willem

avril 6, 2007

La Nouvelle Star Turtle

Franchement, il m’était arrivé de le regarder lors de la précédente saison de la Nouvelle Star et, comme tout le monde, je me disais que ce jeune homme surnommé « la tortue » avait un petit truc en plus.
Qui s’appelle, comment déjà ?
Ah oui ! Le talent.

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Grâce à Christophe Willem, plus personne n’hésitait à avouer qu’il regardait cette émission. Et ce concurrent un peu extra terrestre apparut soudain en 4eme de couv de Libé, dan Télérama, les inrocks, Technikart, voire dans la Monde Diplomatique , La vie du rail, Libertinage et philatélie, Le journal des girafes et Tracteur magazine (bref, partout).
Alors, oui, quand mon rédac-chef m’a proposé de le rencontrer pour son premier album Inventaire, j’ai accepté sans hésiter.
De toute manière, je l’ai déjà dit, j’aime tout le monde et j’aime rencontrer n’importe qui !
Le Casimir de la blogosphère, c’est bibi.
(Euh… en même temps, c’est même pas vrai.)
En ce mardi 3 avril, j’arrive pile à l’heure à l’hôtel Hyatt de la Madeleine.
A l’entrée, je vois le Christophe, portable à la main. Je le salue, il ne me calcule pas.
Suis-je si insipide et transparent que cela ?
L’attachée de presse est là, me fait signe. Celle-ci, je ne la connaissais pas, mais elle est avenante. Elle m’explique qu’il est en train de répondre à une interview.
Dans notre délicieux jargon journalistique, on appelle ça un « phoner ».
Il était juste concentré.
Je ne suis donc pas si insipide et transparent que cela…
L’attachée de presse m’installe dans une grande pièce avec grande table de réunion et boisson à volonté. Il est 11h30. Trop tôt pour l’apéro !
Va pour un Coca Light.

- Moi aussi, j’veux un Coca Light. Depuis que j’ai essayé le light, je n’arrive plus à en boire du normal.

*STOP*
A ce moment là de cette note, vous vous dites sans hésitation : « Dis donc, j’ai bien fait de venir ici. Voilà un site où l’on apprend des choses essentielles ! »
C’est vrai.
Vous avez raison.
Christophe Willem préfère le Coca light au normal. C’est une information.
Voilà, on peut reprendre.
Le jeune chanteur de 23 ans s’excuse d’être en retard (5mn, ça va, je peux encore supporter un tel affront). Première constatation, c’est un vrai gars chaleureux et sympathique. L’image qu’il donnait sur les primes était donc la bonne.
Bon, je fais mon boulot.
Ca donne ça :

Moi : Tu es bien entouré pour un premier album : Zazie, Katerine, Gonzales, Bertrand Burgalt et Valérie Lemercier…
Lui : Que tous ces artistes talentueux et modernes mettent leur talent à mon service, j’ai encore du mal à le croire. Je suis très satisfait du résultat, car, finalement, la vraie star de ce disque, c’est la musique.

Moi : L’ambiance est très electro-pop. C’est ton univers musical personnel ?
Lui : Je me rends compte, en tout cas, qu’il me plait beaucoup. Depuis La Nouvelle Star , je passe mon temps à m’aventurer dans des styles que je ne pensais pas chanter un jour. Cet album est vraiment à mon image, car j’y dévoile mon dédoublement de personnalité très marqué.

Moi : Le single “Elu” produit de l’année en a dérouté plus d’un. Pourquoi ce choix ?
Lui : Je voulais simplement envoyer un message clair : J’ai 23 ans, j’ai gagné une émission importante, on m’a porté aux nues, j’ai un bel album… mais je ne suis pas dupe sur le fait que, l’année prochaine, quelqu’un d’autre prendra ma place. Je relativise mon succès actuel même si j’espère qu’il va durer.

Puis, je décide de gratter un peu.

Moi : Que veux-tu expliquer dans la chanson “Double Je” (le prochain single) ?
Lui : On m’a posé des questions assez directes sur ma sexualité. Suis-je homo ou pas ? Mais qu’est-ce que ça peut bien faire ? Ma vie privée ne concerne que moi. Le jour où j’aurais envie de parler de ça, je ferais signe. Pour l’instant, je me contente de faire de la musique et point barre. Dans cette chanson, je m’amuse avec l’ambiguïté qu’on me porte. Ne donnons pas d’importance à quelque chose qui n’en n’a pas.

Il est malin Christophe Willem. Il chante cette chanson en voix de tête. Il s’amuse, j’vous dis et il me paraît avoir la tête bien sur les épaules. Sous son air de ne pas y toucher, Willem sait où il va.
Lentement mais sûrement.
Driiiiiiiiinnnnnnnnggggggg !

- Pardon, je décroche, c’est ma banquière !

J’interromps mon magnéto et tente de ne pas écouter.
Je n’ai donc pas entendu qu’il passera samedi à la banque parce qu’il a un chèque à déposer…etc. (après, c’est un peu plus confidentiel et, boudiou, je ne suis pas une balance).
Bon, au bout de 10 minutes de conversation, je commence à reluquer discrétos ma montre.
Il comprend.
Nous reprenons.
Quand l’attachée de presse entre dans la pièce nous signifier que c’est fini. Je lui dis que non. Je rattrape le temps perdu au téléphone.

- Euh… OK ! Pas de problème !

Non mais !
Je dis ça, mais elle est très gentille la dame.
Pour résumer. L’album est bon. La voix de Christophe Willem est exceptionnelle, les compositions pas banales et les textes malins (souvent second degré quand il parle de lui).
Du kitch intelligent qui devrait en faire craquer plus d’un.

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