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Julie Zenatti

juillet 27, 2007

Zolie Zulie

Partout elle est, l’ex Fleur-de-Lys de Notre Dame de Paris ! Julie Zenatti envahit les écrans de télévisions depuis le début de l’été (de quoi ?). Interviewée par toutes les chaînes : hertizennes, du câble et du satellite. Elle est omniprésente dans les médias. Et principalement sur TF1 qui diffuse en boucle ‘Tango (Princesse)’… Au départ, je pensais que cette chanson était, ce qu’on appelle communément, « le tube de l’été » de cette chaîne. Pas du tout. D’après ce que j’ai compris, TF1 aurait craqué sur le 4eme album de la demoiselle La Boîte De Pandore et a décidé de la soutenir pour chaque nouveau single. Ceux qui n’aiment pas la Zenatti devront se faire une raison.
En tout cas, c’est très malin d’avoir choisi fin juillet pour sortir ce disque. Elle est donc la seule artiste de notre beau pays à faire de la promo.

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Moi, je l’aime bien. Enfin, parmi les chanteuses francophones à voix, c’est encore celle que je trouve la plus agréable. Jusqu’à présent, ses chansons trop à l’eau de rose ne me passionnaient pas outre mesure, mais je sentais qu’elle n’était pas qu’une «chanteuse pleureuse». Dans son premier album Fragile, déjà, elle chantait en duo avec Passi, ‘Les Couloirs De La Vie’ (qui n’est pas, rassurez-vous, ma référence absolue en matière de rap…).
Bref, son staff me donne rendez-vous avant-hier (vendredi), à 18h, dans un bar haut standing de la capitale : Le Tournesol. J’arrive pile à l’heure et son manager Alain Hubert, une personne dont je ne connais ni le nom, ni l’activité et Olivier, l’attaché de presse Internet de Sony/BMG m’accueillent. La belle est très entourée, dites donc ! Comme Julie Zenatti est déjà en train de répondre à une interview télé, ils me font patienter en m’offrant un verre de Coco Light (ce qui nous permet d’évoquer les différences entre le susnommé Coca Light et le Coca Zéro… avouez que, très vite, je sais tirer la conversation vers le haut !).

L’heure est venue de m’asseoir et de me présenter. Elle est tout à fait souriante et charmante.
Je lui demande si elle ne se lasse pas de passer ses journées à répondre aux mêmes questions (espérant ainsi qu’elle comprenne qu’avec moi, il va en être autrement…).

- Non, ce n’est pas agaçant parce que je parle de ce que j’aime. C’est à moi d’être inventive et créatrice au moment où je me retrouve devant quelqu’un. Je sais mettre en avant ce dont j’ai envie, c’est-à-dire, les collaborations et les gens talentueux qui ont bossé sur l’album.

Les collaborations sont justement celles de deux artistes importants de la scène rap française. MC Solaar a écrit le texte de la chanson La Boîte De Pandore, Akhenaton, lui, a écrit et composé le meilleur titre (complètement hypnotique) du disque, ‘Si Le Temps Me Le Permettait’. Notons la participation active d’un autre rappeur (ami d’Akhenaton) Sako…

- Cet album est un mélange de mes influences musicales : pop, R’nB, variétés. J’ai demandé leur participation à ces trois rappeurs parce que ce sont de grands auteurs. Soyez sûr que ce n’est pas dans le secret espoir de récupérer leur public. Je connais Claude (MC Solaar) et Akhenaton de puis longtemps. Cela fait longtemps qu’ils m’avaient promis de travailler avec moi. Je suis vraiment très, très satisfaite et heureuse du résultat.

Dans ce disque, elle se raconte plus, elle dévoile sa face cachée. Je lui demande s’il y a eu dans sa vie un évènement particulier, un déclic pour qu’elle se lâche ainsi :

- J’ai fait 3 albums qui se sont tous vendus à plus de 200.000 exemplaires (double disque d’or), une tournée qui a bien fonctionné partout. Mon public connaissait mes chansons par cœur et m’a donné beaucoup, beaucoup d’amour. Au bout de cette tournée, je me suis sentie vide. Quand on vit un an uniquement sous la lumière, l’existence devient complètement irréelle. On m’a pouponné constamment, on a fait attention à moi, je me suis laissée diriger sans cesse. Il y a de quoi être déconnectée de la réalité. J’ai eu la sensation de perdre mon autonomie et j’avais besoin de récupérer tout ça… Le fait de revenir à la vie normale et mon besoin de me redécouvrir m’ont ramenée à la source de mes envies. En a résulté cette espèce de folie qui est très présente dans ce disque et le côté glamour que je n’avais pas encore exploité dans mon métier. Pour être claire, je me suis arrangée pour briser la barrière que j’avais entre la chanteuse et la femme. Le temps à tout simplement fait son travail…

Elle me précise qu’elle en avait aussi un peu marre de n’être considérée que comme une «chanteuse pleureuse» (expression utilisée pour la deuxième fois, merci, je suis au courant, c’est moi qui écrit ce texte !).

- Il faut dire qu’il est arrivé souvent que je tende le bâton pour me faire battre (Rires). Je suis un peu sado-maso… En me voyant à la télé, je me disais toujours que je chantais bien, certes, mais qu’il manquait quelque chose… De l’énergie, du lâcher prise, de la féminité et de la folie. J’ai rectifié le tir aujourd’hui, il me semble.

Il me semble aussi.
Avant que nous nous séparions, elle me demande si j’ai trouvé la chanson cachée. Je lui réponds que je n’ai pas cherché.

- Je vais te dire où tu peux la trouver. Juste avant la chanson n°1…

Quelle joueuse, cette Julie !

Pour conclure, je conseille cet album à ceux qui apprécient les belles voix féminines et la mixité musicale. Il n’est cependant pas question que je fasse croire aux amateurs de rock qu’ils y trouveront leur compte. Mais, je vous assure, cette variété là est tout à fait digeste.
Encore une fois, je n’aurais pas dit ça de ses précédents albums…

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