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Juliette and The Licks

octobre 1, 2006

Natural Born Rockeuse

Rencontrer Juliette Lewis c’est une joie multipliée par deux. Tout d’abord, parce que cette ex à Brad Pitt est un mythe hollywoodien, genre actrice rebelle à la Wynona Ryder. Ensuite, parce que la demoiselle affiche un talent indéniable pour décoller le papier peint avec ses rugissements de chat sauvage et des riffs de bon vieux rock qui décape.

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Bref, comme on dit là-bas : this girl rocks ! Tu m’étonnes…
Tout juste un an après un premier album explosif, Juliette et ses potes reviennent nous dégommer les tympans avec Four On The Floor, un ‘10-long-riffs’ chargé de balles perforantes en alliage rock & roll pur et dur.

Question : Après votre premier album (sorti il y a un an), vous avez tourné plusieurs mois dans une vingtaine de pays, et aujourd’hui vous sortez un deuxième opus ; vous ne prenez donc jamais de vacances ?

Juliette Lewis : (rires) Si, ça nous arrive parfois ! En fait, notre premier album est distribué en Europe seulement depuis l’année dernière, mais ça fait déjà presque deux ans qu’il est sorti aux States. Cela dit, c’est vrai qu’on n’a pas arrêté de bosser depuis. Mais bon, le fait est que je n’ai plus 20 ans, que je viens à peine de commencer ma carrière de chanteuse et que j’ai ressenti un tel ‘manque’ pendant si longtemps, que maintenant j’ai une soif gigantesque de musique. Aujourd’hui je ne veux plus perdre de temps et suis vraiment impatiente de voir le groupe évoluer. Donc cet album est né de cette boulimie enragée de musique. De plus, il nous a semblé important de faire un deuxième album dans la foulée pour garder l’élan créatif du premier ainsi que l’inspiration venant du fait d’être sur la route… Car quand tu es en tournée, tu es dans un état d’esprit complètement différent ; du coup, tu écris d’une façon différente, et sur des sujets auxquels tu n’aurais pas pensé si t’avais été tranquillement installée dans ton salon. Donc, la plupart des chansons de cet album ont été écrites sur la route, ce qui nous a permis par la même occasion de les tester directement sur scène, et ainsi de voir en live la réaction du public. J’adore cette sensation de ‘mise en danger’, et c’est un moyen immédiat et fiable à 100% de savoir si un morceau est bon, s’il ‘rock the house’ ou pas.

Q : Dave Grohl (Foo Fighters) s’est installé derrière les fûts durant tout l’enregistrement de l’album ; comment cela se fait-il, et comment s’est passée l’expérience ?

J.L. : En fait, notre batteur a quitté le groupe parce qu’il ne supportait plus d’être constamment sur la route, or c’est ce qui nous attend avec ce job… alors, c’est clair qu’il valait mieux qu’il change de boulot! En ce qui concerne Dave, on est devenus amis à force de se croiser au hasard des festivals. Nous on était fan de son groupe, et lui avait vu nos performances live, du coup, on s’est immédiatement bien entendus. Et puis, on est branchés sur la même longueur d’onde et avons le même besoin viscéral de faire de la musique. Alors quand il a été question de trouver un batteur pour le nouvel album, je lui ai demandé s’il était d’accord de nous aider à enregistrer quelques démos. Non seulement il a accepté mais en plus il nous a prêté son studio. Bref, Dave a été vraiment super cool et d’une grande générosité avec nous. Finalement, on a même réussi à ‘l’embrouiller’ pour qu’il enregistre tout l’album avec nous! (rires) En fait, je crois que ça le démangeait de taper à nouveau sur une batterie… Dave est un excellent guitariste et un bon chanteur, mais il est avant tout un batteur exceptionnel. Donc, c’est clair que ça aura été une expérience formidable et extrêmement enrichissante, aussi bien sur le plan musical que sur le plan humain.

Q : Va-t-il tourner un peu avec vous ?

J.L. : Dave est déjà très occupé avec son propre groupe et d’autres projets, donc il n’a jamais été question qu’il joue live avec nous. Ceci dit, c’est définitivement l’un de mes fantasmes (rires) ! Qui sait, peut-être qu’un de ces jours nos emploi du temps respectifs nous le permettront… Je croise les doigts!

Q : Par rapport au premier album qui sonnait plus punk rock et avait une énergie plus désordonnée, celui-ci semble mieux maîtrisé et plus ancré dans le rock ‘old school’.

J.L. : C’est clair! Avec le premier album, on était obsédés par le désir de produire un son brut et rugueux, alors que cette fois on n’a pas eu peur d’écrire des jolies refrains et de polir un peu les mélodies. En fait, on s’est inspirés du rock’n roll ‘catchy’ de musiciens qu’on adore (comme Tom Petty, Neil Young, The Stooges, etc), tout en y ajoutant une pointe d’agressivité et d’humour. Cette fois, j’ai le sentiment que le groupe a véritablement trouvé l’identité musicale qui lui correspond à 200% : ‘this is the new soul of old rock’n roll’ !

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Four On The Floor (Hassle/PIAS), sortie : octobre 2006


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