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Cypress Hill

mai 23, 2010

Cypress Hill

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Columbia Records
Sortie : Août 1991

Dur de choisir quel album chroniquer dans la discographie d’un groupe dont on est «fan absolu(e)» depuis toujours et dont chaque disque, essentiel à vos yeux (et oreilles), vous renvoie à une période bien particulière de votre vie. Aussi, la manière la plus simple de résoudre ce dilemme était encore de demander l’avis directement à l’un des membres du groupe… C’est Sen Dog qui a tranché ! 

Je ne vous raconterai pas dans quelles circonstances douteuses mes oreilles se sont brûlées pour la première fois sur le hip-hop incandescent comme un foyer de bang de Cypress Hill  (hormis peut-être que toutes les conditions fumeuses étaient réunies pour que cette première prise de contact soit réussie), et j’aurais bien du mal à mettre des mots sur les émotions qui m’envahirent à ce moment-là… Par contre, je peux vous décrire l’effet que cela a produit ; ce fut ni plus ni moins qu’une énorme gifle ! Car Cypress Hill, c’est un son bouillonnant qui t’assomme et te rend agar comme les effluves d’une pipe-à-eau, t’arrache la tête, t’envoie au tapis et/ou t’écrase au plafond comme les vapeurs d’un shilom, te fait sourire bêtement, te colle des bouffées de chaleur et des montées d’euphorie comme les émanations d’un splif…  Mon adolescence s’est évanouie en fumée, et les premiers albums de Cypress Hill en ont été la B.O.. et rendue irrémédiablement accro à leurs vibes qui rap(pent) la gorge et ramonent les conduits auditifs.
Alors évidemment, cela faisait un bail que je me tâtais à vous parler du (maintenant cultissime) gang de rappeurs formé sur la West Coast en 1988, mais sans trop savoir par quel bout commencer… et de quel album vous parler, s’il ne devait y en avoir qu’un seul… ?
Telle est la question que j’ai posée au MC cubain du crew, Sen Dog (mon nouvel ami Facebook !-), qui m’a répondu (dans la minute) qu’il fallait chroniquer leur premier album. Bonne pioche, car il se trouve justement que c’est l’un de mes préférés… entre autres.
Alors voilà ! Au moment où Cypress revient sur le devant de la scène (après six ans d’absence) avec un nouvel album studio, Rise Up, c’est donc leur album éponyme Cypress Hill, produit par DJ Muggs  que voici que voilà.
Mais avant cela, permettez-moi de revenir brièvement sur la genèse de ce crew latino-californien d’anthologie qui a vendu plus de 15 millions d’albums à travers le monde… «parce qu’ils le valent bien» et que ça vaut son pesant de peanuts !
Composé du mexicain/cubain, Louis Freese (aka B-Real, ou Freeze), du cubain, Senen Reyes (aka Sen Dog), de l’italo-américain, Lawrence Muggerud (aka DJ Muggs) et, depuis 1994, du percussionniste portoricain, Eric Bobo, le groupe hip-hop «latino-ricain» Cypress Hill s’est formé à la fin des années 80 au sud de la ville de Los Angeles (Californie), dans la «suburb» de South Gate, un quartier pas très reluisant et majoritairement peuplé d’émigrés Mexicains/Sud Américains.
Sen Dog est alors membre du gang Family swan blood, dans lequel il fait entrer B-Real, jusqu’à ce qu’un beau jour (façon de parler), ce dernier prenne du plomb dans l’aile.. ou dans le derrière… je ne connais pas les détails.
Bref.
Les trois membres originaux (B-Real, Sen Dog et son frère, Mellow Man Ace) forment, en 1986, le groupe, DVX. Lorsque Mellow Man Ace quitte le groupe deux ans plus tard, Freeze et Sen Dog décident de s’investir encore plus dans le rap et se rebaptisent d’après le nom d’une rue de South Gate ; Cypress Hill.
Le producteur new-yorkais, DJ Muggs, vient peu de temps après renforcer les ambiances sombres et «in your face» déjà propres à Cypress Hill. C’est d’ailleurs ce dernier qui produira le premier album éponyme du groupe, qui sort en Août 1991.
Bien que le morceau pulsé et super «funky», “Phuncky Feel One”, sera choisi comme single, c’est le titre, “How I Could Just Kill A Man” (nommée à l’origine, “Trigga Happy Nigga”) qui attirera le plus l’attention des radios locales.
Grâce au soutien de ces deux titres et d’autres tracks telles que, “Latin Lingo” et “Tres Equis” (aux paroles mi-anglaises/mi-espagnoles), et les provocatrices, drôlatiques et «smocky» (fumeuses), “Pigs”, “Hand On The Pump”, “Hole In Your Head”, l’album se vendra à plus de deux millions d’exemplaires.
En 1998, Cypress Hill sera intégré à la liste des «100 meilleurs albums de rap» du magazine américain de rap, The Source, inclû dans le livre, 1001 Albums You Must Hear Before You Die, s’imposera parmi les «Essential Recordings of the 90’s» de Rolling Stone, les «90 Best Albums Of The 1990s» du magazine Q, et siégera à la 57 place du classement «90 Greatest Albums of the ’90s» du magazine Spin.
Rien que ça..
Même qu’à vous dire la vérité-vraie, l’album mérite sans l’ombre d’un doute chacune de ces distinctions !
Comme le premier disque de Bob Marley est indispensable aux «reggae-kiffeurs», ou le premier de Nirvana, essentiel aux «grunge-addicts», l’album Cypress Hill est incontournable dans la CDthèque d’un rap-junkie.    

Matez le clip vidéo du titre “How I Could Just Kill A Man”

Matez la vidéo du titre “Hand On The Pump”

Ecoutez le titre “PIGS”


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